TechExpFr2020-Corrigé – Maths BTS
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Corrigés

TechExpFr2020-Corrigé


MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

MINISTRY OF HIGHER EDUCATION

COMMISSION NATIONALE D’ORGANISATION DE L’EXAMEN NATIONAL DU BREVET DE TECHNICIEN SUPERIEUR (BTS)

NATIONAL COMMISSION FOR THE ORGANIZATION OF BTS EXAM


Examen National Du Brevet De Technicien Supérieur - Session 2020


Spécialité/option : Toutes les spécialités — Épreuve : Techniques d’expression Française — Corrigé



Introduction


Ce document présente une correction détaillée de l’épreuve écrite de Techniques d’Expression Française du Brevet de Technicien Supérieur, session 2020, toutes spécialités. L’épreuve est composée de quatre parties : compréhension du texte, langue et expression, esprit de synthèse et essai argumentatif. Les réponses sont expliquées de manière pédagogique.



1 Partie A : Compréhension (4 points)




  1. Donnez un titre à ce texte et justifiez votre réponse. (2 points)

    Titre proposé : « De l’artisan à l’ouvrier : la perte d’autonomie et de liberté au travail »

    Justification : Le texte oppose le métier d’artisan cordonnier (le père) qui maîtrise tout le processus de fabrication et jouit d’une grande autonomie, à celui d’ouvrier spécialisé chez Bata qui ne réalise qu’une tâche fragmentée et dépend entièrement de l’usine. Ce titre capture la transformation décrite et le thème central de la perte de liberté et de maîtrise professionnelle.

  2. De quoi parle l’auteur ? Justifiez votre réponse. (2 points)

    L’auteur parle de l’évolution du travail artisanal vers le travail industriel, et des conséquences sur l’autonomie, la liberté et la dignité humaine. Il compare la vie de son père, artisan cordonnier indépendant et polyvalent, à celle d’un ouvrier moderne spécialisé dans une seule tâche (coudre des trépontes) dans une grande entreprise (Bata).

    Justification : Le texte décrit d’abord le père comme un artisan complet, maîtrisant tout le processus de fabrication, libre de ses déplacements et de ses choix. Puis il présente l’ouvrier chez Bata, réduit à une tâche parcellaire, dépendant de l’usine pour sa survie, et privé de la maîtrise globale de son métier.



2 Partie B : Langue et expression (5 points)



1. Relevez dans le texte : (2,5 points)



  • Un article employé comme pronom personnel : le dans « la joie du corps de mon père le poussait » (le = pronom personnel neutre).

  • Un adjectif numéral : cent dans « Je vous ai cent fois raconté ».

  • Un pronom indéfini : personne dans « Je ne l’ai jamais vu diminué devant personne ».

  • Un article contracté : du dans « la joie du corps » (de + le = du).

  • Un présentatif : C’ dans « C’était un artisan cordonnier » (c’ = présentatif).



2. Utilisez le mot « que » dans une phrase où il aura deux natures différentes (donnez la nature de chaque emploi). (1,5 point)


Phrase : « Je pense que tu devrais acheter le livre que je t’ai recommandé. »

— Premier « que » : conjonction de subordination (introduit la subordonnée complétive).

— Second « que » : pronom relatif (remplace le complément d’objet direct « livre »).



3. Donnez le temps de conjugaison de ce verbe « il travaillait » ? (1 point)


Temps : Imparfait de l’indicatif.

Explication : Il s’agit de la 3e personne du singulier de l’imparfait de l’indicatif du verbe « travailler ». L’imparfait exprime une action passée habituelle ou une description.



3 Partie C : Esprit de synthèse (5 points)


Consigne : Ce texte comporte 450 mots environ. Résumez-le en 150 mots. Une marge de 10% en plus ou en moins sera tolérée.


Résumé en 150 mots (environ 135–165 mots) :

L’auteur compare le métier de son père, artisan cordonnier autonome, à celui d’un ouvrier moderne chez Bata. Son père maîtrisait toutes les étapes de fabrication d’une chaussure, était libre de ses mouvements et de ses choix, et jouissait d’une vie culturelle riche. Il pouvait vivre n’importe où grâce à son savoir-faire complet. Aujourd’hui, l’ouvrier chez Bata est spécialisé dans une seule tâche (coudre des trépontes). Il est plus rapide mais ne sait pas fabriquer une chaussure entière. Il est dépendant de l’usine pour sa survie, ne peut plus se déplacer librement et a perdu son autonomie. Son travail est réduit à une parcelle sans signification globale. Le texte dénonce ainsi la perte de liberté, de dignité et d’épanouissement dans le travail industriel, où l’ouvrier n’est plus qu’un maillon interchangeable, contrairement à l’artisan qui trouvait dans son métier une réalisation personnelle et une indépendance.


Nombre de mots : 150 mots (comptage approximatif, à vérifier).



4 Partie D : Essai argumentatif (6 points)


Sujet : Pourquoi dit-on que le travail est inhérent à la condition humaine ?


Exemple de développement :


Le travail est considéré comme inhérent à la condition humaine car il répond à des besoins fondamentaux et participe à la construction de l’identité individuelle et sociale.


D’abord, le travail est une nécessité vitale : il permet de subvenir à ses besoins matériels (nourriture, logement, santé). Sans travail, la survie physique est compromise. Depuis la préhistoire, l’humain transforme son environnement pour survivre.


Ensuite, le travail structure la vie sociale. Il définit des rôles, crée des liens et contribue à la cohésion de la société. Par le travail, l’individu participe à la production collective et se sent utile.


De plus, le travail est un vecteur d’épanouissement personnel. Il permet de développer des compétences, de s’exprimer, de créer et de laisser une trace. Le travail bien fait procure une satisfaction et une dignité.


Cependant, le travail peut aussi être aliénant lorsqu’il est répétitif, exploité ou privé de sens. La question n’est donc pas seulement de travailler, mais d’avoir un travail qui respecte l’humain.


Enfin, le travail est lié à la notion de progrès. L’humanité innove et améliore ses conditions de vie grâce au travail. Il est au cœur du développement culturel, scientifique et économique.


Ainsi, le travail est inhérent à l’humain parce qu’il combine nécessité, socialisation, réalisation de soi et contribution au progrès. Il est à la fois un destin et un choix qui définit notre humanité.


Remarque : Le candidat doit produire un texte argumenté d’environ 20 lignes, avec une introduction, des arguments illustrés et une conclusion.



Conclusion


Cette correction détaille les réponses attendues pour chaque partie de l’épreuve. Le candidat doit veiller à la clarté de l’expression, à la pertinence des réponses et à la rigueur de l’analyse.






Résumé du document



Ce document est le corrigé de l’épreuve de Techniques d’Expression Française du BTS (session 2020), toutes spécialités. Il comporte quatre parties.



La Partie A (compréhension) propose un titre au texte (un extrait de Jean Giono) et une analyse du propos de l’auteur : opposition entre artisan complet et ouvrier spécialisé, perte d’autonomie.



La Partie B (langue et expression) demande de relever des éléments grammaticaux dans le texte (article pronom personnel, adjectif numéral, pronom indéfini, article contracté, présentatif), de construire une phrase avec deux emplois du mot « que », et d’identifier le temps du verbe « il travaillait » (imparfait).



La Partie C (esprit de synthèse) donne un résumé en 150 mots du texte de 450 mots, mettant en avant la comparaison entre l’artisan indépendant et l’ouvrier industriel aliéné.



La Partie D (essai argumentatif) propose un développement structuré sur le thème « le travail est inhérent à la condition humaine », avec des arguments sur la nécessité vitale, la socialisation, l’épanouissement et le progrès, tout en évoquant les risques d’aliénation.


Pour plus de détails, consulter le PDF ci-joint.
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